La petite copiste de Diderot

Auteur : Digne, Danielle
Editeur / Agent : Le Passage
Genre : Fiction, adulte, roman

Au début de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la bataille de l'Encyclopédie fait rage : cette magnifique entreprise placée sous le signe des Lumières et de la liberté de penser voit se dresser contre elle la censure du pouvoir et la colère des dévots.
C'est dans ce contexte tourmenté que Félicité, une jeune paysanne née sur le plateau de Langres, est envoyée à Paris pour devenir la copiste de Denis Diderot. Elle a appris à lire et à écrire, fait exceptionnel à l'époque pour une enfant de sa condition, et assistera le philosophe dans ses diverses tâches littéraires et sa correspondance.
Malgré leur différence d'âge et d'érudition, une forte complicité se noue rapidement entre eux. Fascinée par le génie du grand homme, son inépuisable générosité et son goût des plaisirs, la jeune fille se passionne pour les combats de l'Encyclopédie tandis que Diderot ne reste pas longtemps insensible à la fraîcheur et au regard candide que cette petite paysanne porte sur une société parisienne alors en pleine effervescence.
Dans les salons littéraires, elle va croiser nombre de figures de la « société des gens de lettres » : le baron d'Holbach, madame d'Épinay ou encore d'Alembert. On y parle de Montesquieu, de Rousseau, de Voltaire...
Mais dans un siècle où souffle le vent des idées, les amitiés sont fragiles, et alors que Félicité progresse à grandes enjambées sur la route du savoir, l'irruption de l'abbé Ferdinando Galiani, un libertin napolitain, risque fort de troubler l'intimité de la petite copiste et de son maître.

Editions Le Passage, Paris, 2014, 256 pages, ISBN : 978-2-84742-286-3

Biographie :

Danielle Digne, passionnée de voyages et d'histoire, est romancière et biographe. Intriguée par les pérégrinations authentiques de Jean Chardin, elle s'est rendue en Iran sur ses traces. Dans ce roman historique, nourri de documents de l'époque, elle s'attache au jeune homme, qui, loin du temple de Charenton et de sa famille, fit sienne une culture tournée vers les plaisirs de l'esprit et du corps. La Perse le révéla à lui-même, lui qui révéla la Perse à l'Europe à la fin du Grand Siècle, et dont Montesquieu s'inspira plus tard pour écrire les Lettres persanes.