La cité de l'indicible peur

Auteur : Ray, Jean
Editeur / Agent : Alma
Genre : Fiction, fantastique

« Faux roman d'épouvante », « faux roman policier », selon la critique des années 1940, voici bel et bien un vrai roman de Jean Ray, où l'humour se charge du dénouement. Dans la ville d'Ingersham, plus british que nature, mais toujours un peu flamande, apparaît un certain Triggs, ancien constable. Et chacun de trembler de peurs inavouables : des choses tues et cachées seraientelles révélées par ce paisible et mystérieux enquêteur ? Dans ce dialogue entre le « faux » et le « vrai », difficile de savoir si cette cité est celle de l'indicible peur, ou celle de la peur de l'indicible...

« Très belle réédition en version complète de ce best­seller de 1943, classique du polar fantastique belge adapté pour l'écran dans les années 1960 par Jean­Pierre Mocky. Dans la petite ville anglaise d'Ingersham, des fantômes rôdent et assassinent des habitants nommés Snugg, Cobwell ou Bubsey. Heureusement, l'inspecteur Triggs, bien qu'obèse et incompétent, mène l'enquête. Tout est ici caricaturalement British, tout sent le toc, la pipe et le vieux cuir, mais c'est fait exprès. Beau comme ce vieux mot suranné épouvante. Arnaud Gonzague » - L'Obs

Alma Editeur, Paris, 2016, 256 pages , ISBN : 978-2-36279-179-6

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Anglais Amérique du Nord

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Biographie :

Né à Gand le 8 juillet 1887, Raymond Jean Marie de Kremer adopte en 1912, pour certains écrits, le pseudonyme de Jean Ray. Il n'en généralise l'usage qu'à compter de la fin des années 1920. Collaborateur de très nombreux journaux, il a publié, dans tous les genres, quelque 6500 textes au long de sa carrière. De 1932 à 1938 - parallèlement à ses contes et récits - l'écrivain rédige plus d'une centaine de fascicules des aventures de Harry Dickson. A compter de la Deuxième Guerre, il se consacre définitivement au « réalisme panique » dont il est le maître, rencontrant ses premiers très grands succès avec Malpertuis et La cité de l'indicible peur (tous deux en 1943). Il meurt à Gand le 17 septembre 1964. Un vibrant hommage lui est rendu par Les Cahiers de l'Herne en 1980, le plaçant dans la descendance de Hoffmann, Poe et Lovecraft.